Brahms. Les trois sonates pour violon et piano / The three violin sonatas par Charles Richard-Hamelin et Andrew Wan
Andrew Wan, violon solo de l’Orchestre symphonique de Montréal, et Charles Richard-Hamelin, pianiste de renommée internationale et lauréat du Concours Chopin, unissent leur complicité artistique dans un sommet du répertoire romantique. À travers les trois sonates de Brahms, ils déploient un vaste arc expressif : le lyrisme intime de l’opus 78, la lumière chantante de l’opus 100 et la tension dramatique de l’opus 108. Leur lecture allie profondeur, équilibre architectural et intensité maîtrisée, portée par une prise de son ample et chaleureuse. Un enregistrement de référence, à la fois noble, incandescent et profondément habité.
Christophe Huss Le Devoir
Andrew Wan et Charles Richard-Hamelin poursuivent une fructueuse association qui leur vaut des engagements en duo sur diverses scènes au Canada et permet de construire un solide legs discographique d’ici dans le domaine de la sonate pour violon et piano. Après une intégrale Beethoven et les sonates de Schumann, voici Brahms. À écouter attentivement en tentant de situer ce disque dans une discographie aussi pléthorique que huppée, on se rend compte que cet enregistrement est tout sauf un « produit local ». C’est avec ces versions que nous aurions aimé « apprendre » les sonates pour violon de Brahms. Le son, riche, est parfaitement balancé, alors que nombre de captations sont « petites ». Ensuite, Wan et Richard-Hamelin n’ont que faire de postures de solistes et de phrase alambiquées. Wan fait chanter les notes sur toute leur longueur, ce qui a l’air « normal » mais ne l’est pas et nourrit beaucoup le cantabile brahmsien. C’est une éthique violonistique à la Szeryng, mais avec des tempos qui respirent mieux.